§ Manifesto

Composer à la main,
plutôt que servir du logiciel à la chaîne.

D'où je viens.

Je ne suis pas développeur de formation. J'ai passé quinze ans à voir des outils mal conçus rendre mes journées plus longues. À chaque fois, la même chose : un logiciel sur étagère pensé pour tout le monde, et donc pour personne. Des fonctionnalités qu'on n'utilise pas, payées à l'année. Un support qui répond en trois jours quand on en a besoin tout de suite.

Pourquoi un atelier.

Le mot « studio » est devenu un mot creux. J'ai choisi « atelier » parce qu'il dit ce qu'on y fait : on compose à la main, on pose les outils, on revient sur l'ouvrage. Un atelier, c'est aussi un endroit où l'on accepte de ne pas tout savoir d'avance — où l'on essaie, on défait, on refait.

Cinq branches, un seul projet à la fois.

Stratégie, Code, Design, Marketing, Juridique. Cinq métiers qui parlent ensemble dès le premier jour. Pas de séquentiel — pas « le commercial vend, le designer dessine, le dev code, le juriste valide ». Tout se décide en même temps, et on n'a qu'un seul projet ouvert à la fois.

Le code chez vous.

Ce qu'on livre vous appartient. Le dépôt Git, les comptes hébergeur, les clés API. Vous pouvez partir le lendemain de la livraison, embaucher quelqu'un, ou tout abandonner. C'est votre projet, pas le nôtre. On n'est pas là pour vous mettre en dépendance.

Pas d'abonnement à vie.

Vous payez le travail fait, pas un loyer. La maintenance se chiffre d'avance, par bloc. Si vous n'en avez pas besoin, vous n'en prenez pas. Si vous en avez besoin, le tarif est clair, signé, sans surprise.

L'IA comme outil, pas comme religion.

L'IA est un excellent outil dans certains cas, et une mauvaise idée dans d'autres. On dit lequel des deux pour votre métier, on ne vend pas le même produit à tout le monde sous prétexte que c'est à la mode. Et on dit non quand on doit dire non.

Ce qui se voit, ce qui se tient.

Un produit qu'on utilise tous les jours mérite mieux qu'une UI fonctionnelle. La beauté n'est pas un supplément — c'est la marque qu'un humain est passé par là, qu'il a pris le temps. C'est aussi ce qui fait qu'on revient l'utiliser le lendemain.

— L'iartisan, Tournai. Mai 2026.